Position générale

Les priorités d’action
L’insécurité routière en France, c’est :
•Près de 10 tués et plus de 200 blessés par jour.
•3 388 tués en 2014 et 72 406 blessés, dont certains resteront lourdement handicapés.
•La première cause de mortalité chez les jeunes de 15 à 24 ans.
Des progrès importants ont été obtenus depuis vingt-cinq ans par l’amélioration des comportements et du système routier. Ils se sont accélérés entre 2003 et 2005 essentiellement grâce à la mise en place du contrôle sanction automatique.

Les priorités d’action de la Ligue :
•Moins de 2 000 morts sur les routes en 2020, c’est possible, mais il faut une détermination sans faille de nos politiques.
•Limiter la vitesse des véhicules à la construction ou par le système Lavia.
•Rendre obligatoire l’installation d’une boîte noire dans tous les véhicules.
•Promouvoir la voiture citoyenne.

notre rapport d’orientation 2015

Le texte ci-dessous reprend les orientations de la Ligue contre la violence routière pour 2015, telles qu’elles ont été validées lors de son assemblée générale du 7 juin 2014. Ce texte, qui s’appuie sur
les avis étayés de nombreux experts, mentionne nos orientations permanentes et présente les actions prioritaires à mener. Sans la mise en œuvre de mesures fortes et pérennes, la cible fxée
par les pouvoirs publics de moins de 2 000 tués sur les routes en 2020 ne sera pas atteinte. En effet, il faut une réduction de 8 % de la mortalité par an jusqu’en 2020, résultat qui n’a pu être obtenu entre 2002 et 2007 qu’avec la détermination du président de la République. Au-delà de cette étape, c’est l’objectif « zéro accident » qui doit nous mobiliser. Qui peut encore accepter aujourd’hui qu’en raison de l’inaction des décideurs des personnes perdent la vie ou soient gravement blessées sur la route, alors que les solutions sont connues ?

Un constat
Les chiffres actuels ne permettront pas d’atteindre l’objectif fixé de moins de 2000 morts en 2020 sans mesures nouvelles ciblant prioritairement la vitesse, première cause de mortalité sur la route et facteur de gravité des blessures.


Nos orientations permanentes 

•  Relancer sans relâche les pouvoirs publics pour qu’ils fassent respecter la loi sur la route et sur la rue et contrent systématiquement la désinformation relayée par les médias.
•  Intervenir auprès de tous les partenaires de la sécurité routière (politiques, industriels, aménageurs) pour que le système routier soit cohérent, homogénéisé et élaboré pour plus de sécurité routière.
•  Être une force de proposition pour que les campagnes gouvernementales deviennent des campagnes d’information et non seulement de sensibilisation, et contribuent à l’acceptabilité des mesures prises.
•  Être une force de proposition pour la formation et l’éducation des usagers.
•  Promouvoir le Palmarès de la voiture citoyenne.
•  Soutenir, lorsqu’elles le demandent, les victimes et leurs familles après l’accident, dans les limites des possibilités du bénévolat.
•  Attirer de nouveaux adhérents et sympathisants par des campagnes d’adhésion de proximité et rechercher subventions et dons.

Nos actions prioritaires
•   Demander l’abaissement généralisé de 10 km/h des vitesses maximales autorisées (VMA) hors agglomération.
•   Faire respecter la vitesse maximale autorisée par le déploiement à grande échelle des radars de troisième génération (automatiques et embarqués sur des véhicules banalisés) et demander l’intensification des contrôles en agglomération.
•   Proposer des mesures, notamment sur la vitesse et les remontées de files, qui permettraient de réduire l’accidentalité particulièrement élevée des deux-roues motorisés; exiger des contrôles efficaces pour empêcher le débridage trop fréquent des cyclomoteurs.
•   Promouvoir la limitation de vitesse à 30 km/h en agglomération.
•   Obtenir l’interdiction de la vente et de l’usage des systèmes et dispositifs d’avertissement de la présence des contrôles.
•   Promouvoir la mise en œuvre rapide du Lavia (Limiteur s’adaptant à la vitesse
autorisée).
•   Confrmer l’interdiction de l’utilisation du téléphone ou de tout système de communication (kit mains libres, matériel à commande vocale, mail, SMS, internet, etc.) perturbant l’attention du conducteur.
•   Promouvoir la généralisation de la boîte noire accidentologique dans tous les véhicules légers.
•   Exiger l’obligation d’équiper tous les VUL (véhicules utilitaires légers, dits « camionnettes ») d’une boîte noire et d’un carnet de bord permettant d’identifier les missions et leurs conducteurs.
•   Obtenir l’application de la loi Loppsi 2 par la création d’établissements agréés pour l’installation d’un éthylotest antidémarrage (EAD) sur le véhicule de tout conducteur condamné pour alcoolémie délictuelle.
•   Inviter l’autorité judiciaire à recueillir systématiquement toutes les données technologiques susceptibles de fournir des éclairages sur les causes d’un accident.
•   Restaurer l’efficacité du permis à points en ramenant de 4 à 2 le nombre de points restitués lors des stages de récupération devenus annuels.
•   Promouvoir toutes mesures destinées à protéger les usagers vulnérables et accélérer la mise en place des dispositions du « code de la rue ».
•   Demander l’obligation du port du gilet rétro-réfléchissant pour les enfants piétons circulant hors agglomération, de nuit ou de jour, lorsque la visibilité est insuffsante, ainsi que l’obligation aux collectivités territoriales organisatrices des transports scolaires de mettre des gilets rétro-réfléchissants à la disposition des enfants transportés.

Au plan local, il faut poursuivre nos actions de sensibilisation à la sécurité routière auprès des pouvoirs publics locaux, du public, et notamment des jeunes, et continuer à soutenir les familles de victimes qui nous le demandent, dans la mesure de nos moyens