L’aggravation de la mortalité routière impose de restaurer le contrôle automatique des vitesses et le maintien du 80 km/h.

Communiqué de presse de la Ligue contre la violence routière

L’aggravation de la mortalité routière impose de restaurer le contrôle automatique des vitesses et le maintien du 80 km/h.

L’augmentation de la mortalité routière de ce début d’année confirme l’effet dévastateur du sabotage des radars. Selon les calculs de l’Observatoire national interministériel de sécurité routière, sans ces dégradations, 30 vies supplémentaires auraient pu être sauvées chaque mois (voir le communiqué de presse du ministère de l’Intérieur du 28 janvier 2019). Les saboteurs courent toujours, les radars qui ont épargné des milliers de vie ne sont toujours pas remis en état et nous attendons la mise en place des voitures radars banalisées promises depuis 5 ans.

En novembre 2013 les experts du Conseil national de sécurité routière, reconnus par la communauté scientifique, qui avaient proposé la limitation à 80 km/h avaient précisé qu’elle pouvait sauver 350 à 400 vies par an si elle était appliquée sur l’ensemble du réseau départemental à voies non séparées. Par contre, si cette mesure n’est appliquée que partiellement, les experts estiment qu’elle ne sauverait que 210 à 240 vies, soit 150 vies perdues.

Pour satisfaire les opposants à la mesure et le lobby pro-vitesse, nous craignons que le gouvernement propose aux élus locaux de ne plus appliquer la limitation à 80 km/h sur l’ensemble du réseau concerné, mais seulement partiellement là où ils estimeront que c’est « acceptable », au mépris des connaissances accidentologiques.

La Ligue contre la violence routière dénoncerait alors ce recul qui, pour des considérations politiciennes, affaiblirait la mesure au prix de la vie de 150 personnes par an. Il convient au contraire d’affirmer le caractère intangible des règles imposées actuellement (décret 2018 – 487 du 15 juin 2018) et de restaurer et moderniser rapidement le système de contrôle automatique des vitesses, gage du respect de cette réglementation.

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