Vies sauvées, plus de PV, temps de trajets: le “vrai-faux” du 80 km/h

(BFMTV RMC 29/01/2019)

L’année 2018 a été la moins meurtrière de l’histoire sur les routes de métropole, selon les chiffres de la Sécurité routière. Mais est-ce vraiment grâce à la mesure des 80 km/h, entrée en vigueur en juillet?

Le nombre de morts sur les routes de France métropolitaine a atteint un plus bas historique en 2018, avec 3.259 tués, soit neuf de moins que le précédent “record” de 3.268 morts enregistré en 2013 a annoncé lundi le Premier ministre Edouard Philippe.

Par ailleurs, 116 vies ont été épargnées sur les routes secondaires abaissées à 80 km/h au 1er juillet, a-t-il détaillé, défendant cette mesure très contestée, pour laquelle il a toutefois jugé “légitime de discuter” dans le cadre du grand débat national.

“Chaque département, chaque président de conseil départemental sera informé des chiffres dans son département. Et puis ensuite chacun prendra ses responsabilités”, a expliqué Edouard Philippe, confirmant ainsi l’idée avancée par Emmanuel Macron que les conseils départementaux décident au cas par cas du relèvement à 90 km/h.

Le 1er jour, les radars n’étaient pourtant pas prêts 

Mais peut-on certifier que ce sont bien les 80 km/h qui ont eu de tels effets sur le comportement des automobilistes? Pas de doute, selon la Sécurité routière qui avance “des effets immédiats”.

Ainsi, dès le 1er jour de l’entrée en vigueur de la limitation à 80km/h, le dimanche 1er juillet, La Sécurité routière annonce avoir enregistré une baisse moyenne de la vitesse de 4 km/h. Et pourtant Emmanuel Barbe, le délégué interministériel l’avoue: ce jour là, aucun radar n’était encore prêt.

La vitesse s’est ensuite stabilisée avec un bémol. Au mois de décembre, les excès de vitesse ont été multipliés par 4 sur le réseau à 80 km/h. La crise des “gilets jaunes” ayant entraîné la dégradation de très nombreux radars, et donc rendu la verbalisation impossible.

A noter enfin, malgré l’abaissement de la vitesse, le temps de trajet lui n’a augmenté qu’en moyenne d’une seconde par kilomètre. Et pour 34% des itinéraires, “un gain de temps a même été observé” confirme la Sécurité routière, indiquant que la baisse de la vitesse a permis de fluidifier le trafic.

Imprimer cette page

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Translate »