Depuis son entrée en vigueur le 1er juillet dernier, la limitation de vitesse à 80 km/h sur le réseau secondaire enflamme le débat public français. Invité d’On n’est pas couché samedi soir pour la promotion de la pièce Tartuffe, de Molière, le comédien Pierre Arditi s’est invité dans la controverse en dénonçant “le discours à la con” des anti-80 km/h. Après avoir souligné l’impact écologique de la mesure – une réduction des émissions de particules estimée à 1 million de tonnes de CO2 par an – le comédien a rappelé son objectif prioritaire : faire baisser l’accidentalité routière, qui tue plus de 3.000 personnes en France chaque année.

“Là, on peut économiser entre 400 et 800 vies par an. C’est zéro ? Ça compte pour du beurre ?”, a lancé Pierre Arditi, passablement remonté. “Il y a des gens qui disent : “Moi, je ne le respecterai pas, non, c’est encore pour prendre du fric”… Qu’est-ce que c’est que ce discours à la con !”

“Du plus élémentaire bon sens !”

Ulcéré par les arguments des anti-80km/h, Pierre Arditi a conclu sa plaidoirie par une mise au point musclée : “Cette mesure est du plus élémentaire bon sens et ne devrait même pas être discutée, parce que ça ne change pratiquement rien (…) sur le temps de voyage d’un point à un autre ”. Difficile de lui donner tort : à 80km/h au lieu de 90 km/h, un automobiliste perd à peine une minute sur un trajet quotidien de 10 kilomètres. Une “broutille” qui pourrait paradoxalement sauver 350 vies par an en moyenne…