Analyse bilan de sécurité routière avril 2018

Pas de progrès en avril 2018 par rapport à avril 2017.
Pendant ces 12 derniers mois il y a eu 142 tués de plus que pendant l’année 2013.
Le gouvernement, en place depuis 11 mois, n’a fait baisser la mortalité routière que de 2,3% depuis son arrivée. Pour atteindre l’objectif « moins de 2000 tués en 2020 », il faudrait une baisse annuelle, pour les 3 prochaines années, proche de celle que l’on a connue en 2003 (-20,86%), année de la mise en place des premiers radars. Pendant cette année 2003, les vitesses moyennes pratiquées de jour par les voitures de tourisme avaient diminué sur la plupart des réseaux de 2 à 3 km/h en rase campagne et de 2 à 4 km/h en milieu urbain. De nuit elles avaient baissé de 4 à 7 km/h sur les réseaux de rase campagne. Les vitesses moyennes pratiquées par les motocyclistes avaient baissé jusqu’à 14 km/h sur les routes départementales (voir « La sécurité routière en France, bilan de l’année 2003, page 12 »).

N’en déplaise au ministre de l’Intérieur, Gérard Collomb qui, le jeudi 17 mai à Rungis, exprimait ses doutes sur l’abaissement de la vitesse maximale autorisée sur le réseau à chaussées non séparées de 90 à 80 km/h ; tous les accidentologues reconnus par la communauté scientifique internationale constatent que l’accidentalité est liée à la vitesse de circulation (1% de vitesse moyenne en moins, c’est 4% de tués en moins). A la suite de ce propos, le Premier ministre a recadré fermement le ministre de l’Intérieur : « Je sais évidemment pouvoir compter sur l’engagement du ministre de l’Intérieur pour faire en sorte que cette décision soit mise en œuvre dans les meilleures conditions. » Et ajouter « Quand on a l’honneur d’exercer des responsabilités publiques il faut parfois choisir entre de mauvaises décisions qui rendent populaires et de bonnes décisions qui rendent impopulaires ».

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