Claude Got: Analyse du débat organisé par des sénateurs le 23 janvier 2018 avec le délégué interministériel à la sécurité routière Emmanuel Barbe

Extrait de la conclusion:

Le débat politique sur l’abaissement de la vitesse maximale à 80 km/h a exclu la prise en compte de l’état des connaissances. Il devient un outil destiné à nuire.

Paradoxalement, une mesure destinée à réduire la mortalité accidentelle dans les départements où son taux par million d’habitants est le plus élevé est présentée comme la décision d’un pouvoir central qui n’écoute par les « territoires ». Cette instrumentalisation du problème est un non-sens, elle revient à dire « touche pas à la mortalité de mon département, elle est parmi les plus élevées et j’en suis fier ».”

Les scientifiques « ont le devoir de lutter contre les faussaires » (de Duve – prix Nobel).

“La liberté d’opinion est une farce si l’information sur les faits n’est pas garantie et si ce ne sont pas les faits eux-mêmes qui font l’objet du débat” (Hannah Arendt – La crise de la culture).

De nombreux propos tenus au Sénat illustrent toutes les formes de destruction de faits réels.

La pollution du débat public par le mensonge et la manipulation des faits pose un problème grave.

La lutte contre le mensonge doit être un objectif national. La manipulation des faits concernant l’accidentalité est un mensonge de nature politique à partir du moment où il est utilisé pour s’opposer à une décision politique importante concernant la sécurité.

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