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En 2013, 465 piétons ont été tués, soit 14 % de la mortalité routière. La baisse de la mortalité des piétons est plus faible que pour l’ensemble des usagers. La mortalité piétonne affecte principalement les seniors de plus de 75 ans. Deux piétons sur trois sont tués en agglomération. En 2011, 88 % des piétons tués le sont en traversant la chaussée, dont 24 % à moins de 50 m d’un passage piéton et 29 % sur le passage piéton. 7 % des piétons sont tués sur les accotements ou les bandes d’arrêt d’urgence (BAU) et 5 % sur les trottoirs. En 2011, la part des piétons présumés responsables dans les accidents mortels s’établit à 11 %, elle demeure très inférieure à celle de l’ensemble des conducteurs (57 % pour les accidents mortels).

Éclairement latéral du piéton
La mortalité piétonne augmente très fortement d’octobre à janvier, le piéton étant très peu visible la nuit, même en ville. Le risque est décuplé si la pluie s’y ajoute, d’où l’importance d’assurer une meilleure perception des piétons par les automobilistes. Ainsi, pour un meilleur éclairement des passages piétons, la norme NF EN 13201-2 dans son annexe B recommande de « placer les luminaires à une courte distance en amont de la zone de traversée dans la direction d’écoulement du trafic routier et de diriger la lumière sur le côté des piétons faisant face aux conducteurs… L’éclairage limité à une bande étroite autour de la zone de traversée produit un effet accentué qui contribue à attirer l’attention ».
Cet éclairement latéral du piéton obtenu en désaxant le point lumineux par rapport au centre du passage et en employant des réflecteurs spécialement étudiés est une très bonne solution pour rendre les piétons plus visibles, mais elle ne peut être utilisée que ponctuellement. Les piétons qui cheminent le long des routes, tels les enfants qui doivent rejoindre l’arrêt du bus scolaire, ne peuvent pas raisonnablement bénéfcier de cet éclairage, d’où la nécessité d’un équipement de protection individuel fluorescent et rétro-réfléchissant. L’une des premières actions de la Ligue contre la violence routière fut de distribuer des éléments rétro-réfléchissants aux enfants des écoles.

Depuis juillet 2008, le port d’un gilet rétro-réfléchissant est obligatoire pour les cyclistes (y compris les enfants) circulant hors agglomération, de nuit ou de jour lorsque la visibilité est insuffsante (article 431-1 du code de la route). Il est aussi obligatoire dans tous les véhicules. Si le véhicule est immobilisé sur la chaussée ou ses abords à la suite d’un arrêt d’urgence, son conducteur devra porter le gilet rétroréfléchissant avant de sortir du véhicule (art. 416-19 du code de la route). Paradoxalement, les enfants piétons qui cheminent en rase campagne le long de ces mêmes routes pour rejoindre l’arrêt de bus et attendent les cars scolaires ne bénéficient pas de cette obligation de sécurité!
Et pourtant: «L’enfant doit, en toutes circonstances, être parmi les premiers à recevoir protection et secours» (principe 8 de la Déclaration des droits de l’enfant, ONU 20.12.1959).

La rétroréflexion
La rétroréflexion combine les phénomènes de réflexion et de réfraction de la lumière. Elle renvoie la lumière vers la source émettrice, ce qui permet de voir l’objet réfléchi en pleine obscurité, puisqu’il «s’illumine», en quelque sorte.

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