Sensibilisation à la sécurité routière en milieu scolaire

Depuis nombre d’années, l’Éducation nationale est en charge du continuum éducatif en matière de sécurité routière. On peut trouver les textes concernant ce thème sur le portail du ministère de l’Éducation nationale (www.eduscol.education.fr ou www.education-sécurite-routiere.fr)

Les publics concernés
Les établissements scolaires sont demandeurs d’actions de prévention. Pour y répondre, les associations départementales assurent de nombreuses actions de sensibilisation et de prévention. Leur but est d’amener les jeunes à prendre davantage conscience du risque et à mieux accepter les règles qui permettent le partage de l’espace public. Les associations départementales sont le plus souvent sollicitées par le Pôle sécurité routière départemental, l’établissement ou son comité d’éducation à la santé et à la citoyenneté (CESC). Mais il arrive que ce soit par des parents d’élèves ou des groupes d’élèves dans le cadre de leur examen professionnel (BTS, IUT, lycées agricoles ou étudiants).


Dès la petite enfance
Les thèmes abordés sont en relation avec l’âge des élèves auxquels on s’adresse et leur niveau scolaire. À l’école maternelle ou élémentaire, l’attestation de première éducation à la route (Aper) valide des savoirs et des comportements en tant que piéton, passager et rouleur.
Dans ce cadre, les thèmes importants sont:
être vu, grâce aux vêtements ou dispositifs rétroréfléchissants;
savoir traverser la rue;
être correctement attaché au moyen de la ceinture, du siège enfant ou du rehausseur;
porter un casque à vélo.
Comme support pédagogique, on peut utiliser des vidéos ou des jeux éducatifs comme Recta­Versa, jeu de photos représentant des enfants confrontés aux situations les plus courantes de danger dans la rue. Au collège, deux évaluations sont organisées (attestations scolaires de sécurité routière) en classe de cinquième (niveau 1), puis en classe de troisième (niveau 2). Dans cette tranche d’âge, les thèmes importants sont:
la ceinture de sécurité;
le car de transport scolaire;
la vitesse (en troisième, les élèves étudient l’énergie cinétique en physique);
l’alcool, les stupéfants et leur influence sur la conduite;
les deux­roues motorisés (en classes de quatrième ou de troisième).
Là aussi, on peut utiliser des vidéos, des logiciels (simulation d’une consommation de boisson alcoolisée, réactiomètre) ou des lunettes simulant également certains effets de l’alcool sur la vision.


La force du témoignage
Si une personne de l’association départementale, blessée dans un accident ou ayant perdu un proche, accepte de témoigner et de raconter son histoire, les jeunes prennent plus facilement conscience de la réalité de la violence routière. Ils découvrent qu’il faut apprendre à vivre avec les conséquences de l’accident, qu’il n’y a pas de retour en arrière possible, que ce n’est pas un jeu vidéo. Le témoignage est beaucoup plus parlant que les statistiques. Même des classes réputées difficiles y sont sensibles.


Au lycée
En lycée ou en CFA, on rencontre des conducteurs de cyclomoteur ou de scooter, des élèves qui ont commencé la préparation du permis de conduire ou qui
pratiquent la conduite accompagnée. Et, bien entendu, des jeunes ayant déjà obtenu leur permis. En principe, tous connaissent les règles mais une majorité pense
maîtriser l’ensemble des situations qui peuvent se présenter, ce qui les amène à
transgresser les règles. Il est important, avec cette tranche d’âge, d’insister sur le
partage de la route, le respect des usagers vulnérables. Il faut leur faire prendre
conscience de l’influence des distracteurs sur le temps de réaction et de la nécessité de respecter les distances de sécurité.

 

Sécurité aux abords des écoles

E n 2009, l’association départementale de Paris a réalisé, conjointement avec l’Association de parents d’élèves de l’enseignement libre (Apel), une enquête de perception à propos de la sécurité routière aux abords des écoles. Le questionnaire a porté sur une centaine d’établissements. Ce fut un succès : sur 60 000 questionnaires distribués, 3 500 parents d’élèves ont répondu.
Trois quarts des répondants ont identifé des points dangereux, notamment des traversées piétonnes. Ils ont principalement demandé des aménagements destinés à limiter la vitesse,
une présence accrue de médiateurs mais aussi de forces de police permettant de verbaliser les stationnements et comportements dangereux.
L’association départementale a transmis les résultats et la liste des points perçus comme dangereux au maire de Paris, au préfet de police, aux maires et commissaires principaux d’arrondissement en leur demandant de prendre des mesures concrètes et rapides.
Près de 1 000 parents ont souhaité continuer à être informés de nos actions.

Imprimer cette page

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *