Analyse bilan de sécurité routière octobre 2018

Il y a loin de la coupe aux lèvres
Les feux de jour :
Cette mesure a montré son intérêt lorsqu’elle a été appliquée aux motocyclistes à partir de 1975. En 2004, les experts estimaient un gain possible de 5 à 8% des tués sur la route. Finalement, il a fallu attendre 7 ans pour que la Commission européenne oblige les constructeurs à installer un système d’éclairage diurne à partir de 2011

L’éthylotest anti-démarrage :
La loi n°2011-267 du 14 mars 2011 permet au juge d’imposer un éthylotest anti-démarrage (EAD) au conducteur alcoolisé pendant 5 ans ou plus. A la mi-octobre, soit 7 ans après le vote de cette loi, le préfet de Vendée a signé le premier arrêté prescrivant la mise en place de cet éthylotest sur le véhicule
d’un conducteur contrôlé positif. La préfecture annonce 4.000 éthylotests à poser par an !

80 km/h sur les routes à chaussées non séparées :
En 2013, les 17 experts du Conseil National de la Sécurité Routière (CNSR) recommandent un abaissement de 90 à 80 km/h de la vitesse maximale autorisée sur le réseau à chaussées non séparées.

Ils estiment que cette mesure sauverait plus de 350 vies par an. Mais pour plaire au lobby pro-vitesse, le ministre de l’Intérieur de l’époque, Bernard Cazeneuve, annonce sous couvert « d’acceptabilité » qu’il refusait cette baisse généralisée de la vitesse sur le réseau bidirectionnel. Il a fallu attendre 5 ans
pour que cette mesure soit instaurée, qui semble porter ses fruits. En effet, la mortalité routière en 2018 est au niveau de celle que nous avons connue en 2013, notre année de référence, la moins mauvaise depuis plus de 45 ans (3268 tués). Ce mois d’octobre 2018 a été le mois d’octobre le moins meurtrier de tous les mois d’octobre.

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