Analyse bilan de sécurité routière septembre 2018

Nous apprenons que la Délégation à la Sécurité Routière (DSR) propose un énorme marché public de 12 millions d’euros pour mettre en place des actions de communication pour la période 2019 – 2023.

Qui se rappelle les rituelles campagnes de « com » de la Sécurité Routière :
– octobre 2017 : « au volant le téléphone peut tuer »
– novembre 2017 : «
attachez votre ceinture, attachez-vous à la vie »
– décembre 2017 :
« quand on tient à quelqu’un, on le retient »
– mars 2018 : « fumer du cannabis est illégal, sur la route ça peut être fatal »
– octobre 2018 : « Et si on levait le pied »
– etc.

Ça occupe les communicants et ça coûte cher !

Au-delà de toute cette « com » qui a pour seul mérite de convaincre les convaincus, dans l’immédiat nous attendons de la DSR qu’elle nous informe objectivement sur les causes réelles de cette hausse de 8,8% de la mortalité routière du mois de septembre 2018 par rapport à celle du mois de septembre 2017.

La mise en œuvre de la mesure phare décidée par le Premier ministre, à savoir le 80 km/h, doit être effective et pour s’en assurer, compte tenu de la forte relation qu’il y a entre la vitesse des véhicules et l’accidentalité, les vitesses de circulation doivent être mesurées. Les résultats de ces mesures doivent être publiés pour, entre autres, couper court aux interprétations fallacieuses des lobbies pro-vitesse qui ne cessent de dénigrer cette mesure.

A ce jour, nous ne connaissons pas ce paramètre et sommes dans l’incapacité d’expliquer concrètement cette hausse. Enfin, nous suggérons que ces 12 millions d’euros servent aussi à financer d’une part l’implantation et le fonctionnement d’observatoires de vitesse dans chaque département et d’autre part l’utilisation des voitures radars.

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