Analyse bilan de sécurité routière novembre 2017

Analyse de la mortalité routière de novembre 2017

 

15-12-2017

Novembre 2016 = 258 tués, -12,8% par rapport à novembre 2015

Novembre 2017 = 281 tués ,+8,9% par rapport à novembre 2016

 

 

 

 

 

Pendant ces 12 derniers mois il y a eu 236 tués de plus (+7 %) que pendant toute l’année 2013.

Après quatre décennies de réduction de la mortalité sur la route, les bilans sont inversés depuis quatre années et la première cause de mortalité des jeunes adultes est à nouveau croissante. L’objectif de moins de 2 000 morts en 2020 fixé en 2012 par Manuel Valls, alors ministre de l’Intérieur, devient inatteignable, il faudrait une baisse annuelle de 16,6%, à moins de prendre des mesures très fortes et autrement plus fortes que les rituelles campagnes de « com. » que lance la sécurité routière. Elles n’ont pour seul mérite de ne convaincre que les convaincus. Le mois d’octobre fut le mois du téléphone « au volant le téléphone peut tuer » et le mois dernier celui de la ceinture de sécurité  « attachez votre ceinture, attachez-vous à la vie » !

Devant la gravité de la situation, 3500 tués par an, il semble que le Premier ministre ait décidé de mener une politique de rupture : il s’est dit « favorable à titre personnel » à l’abaissement de la vitesse maximale autorisée sur le réseau à chaussées non séparées de 90 à 80 km/h. Nous rappelons que cette mesure a été proposée en octobre 2013 par les experts du Conseil National de la Sécurité Routière (CNSR), reconnus par toute la communauté scientifique. Sous la pression du lobby « pro-vitesse » elle a été mise au placard le 1er juillet 2015 par Bernard Cazeneuve qui, sous couvert « d’acceptabilité », a lancé une pseudo-micro-observation sur 81 km de route limitée à 80 km/h, au motif de confirmer une réalité scientifiquement vérifiée depuis plus de 30 ans, à savoir qu’une réduction de la vitesse autorisée a pour effet de diminuer la mortalité.

Que de temps perdu et de vies sacrifiées par manque de courage !

Nous espérons qu’Emmanuel Macron et Edouard Philippe auront la volonté de mettre leurs pas dans ceux de Jacques Chirac et Jean-Pierre Raffarin, qui avaient imposé en 2002 la généralisation des radars automatiques.

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